Du religieux dans la diplomatie

S’il ne fait plus vraiment de doute que la religion est une dimension, parmi d’autres, de la diplomatie mondiale, en déterminer les espaces particuliers d’action et les champs d’influence est une autre question, tant elle fusionne, voire se confond avec les intérêts politiques de certains États. Le prisme religieux qui semble avoir amorcé un retour fulgurant ces quinze dernières années ne doit pas nous laisser penser que le croire avait totalement disparu dans un mouvement de négation idéologique, ou par simple voie de sécularisation. Il n’était tout simplement plus pris en compte par les radars internationaux, si ce n’est comme un levier de structuration géopolitique dans une opposition bipolaire classique, héritée de la guerre froide. Le religieux, en tant qu’idéologie de substitution à celles éprouvées, n’est pas qu’une force de résistance à l’expansion du communisme ou une réponse aux déceptions nées du libéralisme tant économique que culturel. Il se fond dans la réalité complexe du théologico-politique…

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Référence : France Forum, n° 62, juillet 2016