Religious Holidays under Lockdown: Praying and Celebrating in Unusual Ways

shutterstock_215932201

In New York, Dr Nicolas Andre Kazarian, Ecumenical Officer, Inter-Orthodox Ecumenical and Interfaith Relations, Greek Orthodox Archdiocese of America, similarly celebrated Easter holidays online.

“I have a small parish in south Manhattan, we don’t do any livestreams of services, but many of my fellow clergy used Facebook or YouTube to livestream events during Easter,” Kazarian said. “What we have been doing is reproducing the spiritual experience of being in church while staying at home.”

Read the rest of the article.

Pâques autrement

 

0001(1)

Je ne sais pas pour vous à Genève, mais ici à New York, où nous vivons depuis presque trois ans avec Lianna, Matthias et Émilie, la pandémie a eu un effet inattendu, il n’y a presque plus de trafic. La circulation est fluide. C’est une première ! Mais à quoi bon s’en réjouir lorsqu’il vous est demandé de rester à la maison. Certes, les conditions de confinement varient selon les pays, il n’en demeure pas moins que notre rapport au monde en général a considérablement changé. Mais ce changement nous suivra-t-il une fois la crise passée ? Certainement ! À quoi ressemblera notre vie après le ce confinement qui n’en finit pas ? Qu’adviendra-t-il de nos relations interpersonnelles après la distanciation sociale ? Et qu’en est-il de notre vie spirituelle après ne pas être allés à l’église pendant ce qui nous semble être à une éternité ?

Lire l’intégralité de l’article.

An Orthodox Ethos of Solidarity Against COVID-19

cropped-header-3

In the midst of an unprecedented crisis, it is often hard or even impossible to think about what comes next, after the crisis ends. What will our life after lockdown look like? What will happen to our personal dynamics after social distancing? And what about our spiritual life after not going to Church for what feels like an eternity? All these questions, and many more, are legitimate. Every crisis gives rise to a judgment. In a way, that is the role that crises play in history, sorting out the chaff from the wheat as we start to make sense of a tragedy and discern the opportunity to live up to the radicality of the Gospel.

Continue reading.

Grèce, pluralisme religieux et crise migratoire

eurostudia

Grèce : le pluralisme religieux au défi de la crise migratoire

Résumé:

La Grèce revient régulièrement sur le devant de la scène médiatique. La crise économique et financière, ainsi que la crise migratoire qui touche ce pays du sud-est européen ont mis en lumière la place complexe du fait religieux, la gestion difficile du pluralisme des croyances, en ces terres majoritairement orthodoxes. Tiraillée entre repli identitaire et action humanitaire, la Grèce tente aujourd’hui de faire face à la question migratoire alors même que les pouvoirs publics ne cessent de revisiter le statut symbolique et légal de l’Église orthodoxe. Réforme de l’enseignement de la religion à l’école ou rémunération du clergé par l’État, la montée du pluralisme religieux en Grèce est perçue comme une dimension de la sécularisation promue dans le contexte européen. Cependant, la crise migratoire constitue-t-elle un danger de plus en faveur du renforcement du pluralisme religieux ou un défi pour l’Église orthodoxe de dépasser les crispations identitaires au travers de son engagement humanitaire?

Abstract

Greece comes back regularly to the front page. The economic and financial crisis, as well as the migration crisis affecting this South-Eastern European country have highlighted the complex place of religion, the difficult management of religious pluralism in this predominantly Orthodox country. Torn between identity isolation and humanitarian action, Greece today is trying to cope with the migration issue while the state authorities keep revisiting the symbolic and legal status of the Orthodox Church. Whether through the reform of religious education in public schools or the remuneration of the clergy by the state, the rise of religious pluralism in Greece is considered as a dimension of secularization promoted in and by the European sphere. However, is the migration crisis strengthening religious pluralism or challenging the Orthodox Church to overcome identity tensions through its humanitarian commitment?

Lire l’intégralité de l’article.

Références : “Grèce: le pluralisme religieux au défi de la crise migratoire”, Eurostudia, 2018/1, vol.13, pp.93-114

 

Deux nouvelles publications à propos de la question ukrainienne

“Les enjeux de l’autocéphalie de l’Eglise ukrainienne pour la Russie”, Russie 2019. Regard de l’Observatoire franco-russe, 2019, pp.91-94

La superposition, voire la combinaison, des dimensions religieuses et séculières nécessite un décryptage qui ne saurait les isoler. Pour la Russie, l’indépendance ecclésiale de l’Ukraine est une provocation au niveau tant local et régional que mondial. Mais avant d’analyser les défis de cette nouvelle réalité pour Moscou, il convient de décrire rapidement les éléments ayant conduit à la création de la quinzième Église orthodoxe autocéphale.

“L’Eglise orthodoxe d’Ukraine: les enjeux d’une indépendance ecclésiale”, Diplomatie, Affaires Stratégiques et relations internationales, n°100, septembre-octobre 2019, pp.12-16

Établie en janvier 2019, l’Église orthodoxe d’Ukraine, quinzième Église orthodoxe autocéphale dans le monde, peine pour l’instant à s’imposer face à l’opposition russe. Cette question ukrainienne est l’expression d’une fusion du politique et du religieux recouvrant de nombreux enjeux, aussi bien locaux qu’internationaux.

L’autocéphalie de l’église en Ukraine à l’heure des élections présidentielles

Logo IRIS

Le second tour des élections présidentielles en Ukraine s’est déroulé le 21 avril mars 2019. À la surprise générale, le président sortant Petro Porochenko a été défait avec 24,45%, devancé par un comédien, venu de l’industrie du cinéma et des médias, Volodymyr Zelensky (73,22%). Il a dépassé de loin d’autres candidats beaucoup plus connus, comme Ioulia Tymochenko.

Le président Porochenko n’a donc pas bénéficié de l’état de grâce qui aurait dû suivre l’octroi de l’autocéphalie par le Patriarcat œcuménique de Constantinople à l’Église orthodoxe d’Ukraine et qui tendait à mettre fin à plusieurs décennies de division au sein de l’orthodoxie ukrainienne.

Lire l’intégralité de la note.

Note pour l’Observatoire géopolitique du religieux, avril 2019